Bonsoir à tous...
saltatempoPour cette émission estivale, beucoup de nos chroniqueurs sont partis en vacances. Il reste donc parmi nous Arnaud Venin des Insortables, et Funky Zapata du blog éponyme. Donc messieurs, je vous ai proposé ce soir de commenter Saltatempo de Stefano Benni.

 

Arnaud Venin, comment avez vous trouvé ce roman ?
A.V : car c'est un roman ? Non franchement mon cher, ça ne ressemble à rien cette affaire, on sait pas ce que c'est, en plus la couverture de Babel, excusez moi mais c'est nimp'. Cette histoire d'amour dont on sait même pas comment elle se finit, ça sert plus à rien de lire la fin avant le début, moi après comment je fais ma chronique si je dois lire le bouquin en entier ?
Donc Arnaud Venin, vous avez peu apprécié. Funky Zapata, allez-vous repêcher Saltatempo ?

 

F.Z. : sans aucun doute ! J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, principalement sur une plage de Copenhague d'ailleurs. Il utilise une trame fantastique de temps en temps, mais sans pour autant en faire un roman fantastique, juste pour changer les perspectives. On finit presque par ne pas s'en rendre compte. Donc sommairement, le roman nous compte la jeunesse d'un jeune italien des montagnes siciliennes. Alors qu'il est encore enfant, il rencontre sur le chemin de l'école une créature divine qui lui fait cadeau d'une montre capable de faire avancer le temps et de lui montrer l'avenir. Voilà qui va accompagner ce jeune enfant rêveur pendant toute son enfance et son adolescence, alors qu'autour de lui les ravages de la spéculation immobilière tombent sur son village, que les premières expériences politiques et amoureuses se présentent, que la vie de ses amis se tricotte autour de la sienne, certains s'éloignent, de nouveaux apparaissent.

 

La posture mi-fantastique me rappelle bcp les romans d'Haruki Murakami dont je vous ai déjà parlé mais avec cette dérision emprise de gravité toute italienne. Parfaite lecture estivale, amis blogueurs, n'hésitez pas, et tombez sous le charme de Saltatempo.

 

Si vous voulez plus de détails, je vous renvoie sur aVoir à Lire qui lui consacre une chronique .