05 novembre 2006
Science of sleep
J'ai été à deux doigts d'adorer, disons donc que j'ai beaucoup aimé. Pour commencer, je vais arrêter de me la péter en utilisant le titre anglais, car c'est bien de la Science des rêves dont je parle, le dernier film de Gondry. Un jeune homme débarque à Paris, rentre chez sa mère après des années passées au Mexique et se voit proposé un boulot dans une entreprise aussi inutile qu'indispensable, chargée de personnaliser les calendriers avec les annonceurs locaux. Et la vie au cinéma étant bien faite, notre héros tombe sur et amoureux de , sa voisine de palier. Ces deux personnages sont autant décallés l'un que l'autre, mais savent tous deux faire des trésors de leur inventivité. Pour le héros, son imagination est à ce point devenue un refuge qu'il passe son temps dans ses rêves, et ce sont ces rêves que le film nous montre, mêlés aux créations dans la vie réelle. On navigue donc en permanence entre plusieurs mondes, les codes sont brouillés et donc rapidement on a du mal à dire ce qui se passe réellement, mais le trio Chabat, Bernal, Gainsbourg fonctionne très bien.
Je suis sorti de ce film en ayant l'impression d'avoir passé un bon moment et je suis sûr que le film vous parlera. Donc si vous ne l'avez pas encore vu, courrez ! Et avant d'y aller, quoi de mieux que de s'offrir une piqure de rappel de l'excellent eternal sunshine of the spotless mind.
Eternal Sunshine Teaser
envoyé par -Gor-
05 août 2006
Le retour du pyjama bleu...
... moulant.
Je continue mon tour du monde des cinémas ; après l'italie et l'allemagne, voici le danemark. Un cinéma a à peu près 5 minutes de mon appart, voilà qui me rappelle de bons souvenirs montpeliérains quand j'allais au ciné en voisin, sans savoir le programme, juste pour voir ce qu'il y a, et repartir s'il y a trop de monde.
Donc me voici parti pour l'Empire Bio, le nom ne correspond pas vraiment à un cinéma et pourtant c'en est un, " salles avec du son qui tourne dans tous les sens, des gros sacs de pop-corn et des outres à coca de partout. Première surprise, quand je prends mon billet, on me demande où je veux être assis ! Devant, derrière sur les côtés, dos à l'écran,... Deuxième surprise, le prix plutôt salé, DK 95, en fait je me rends compte que le prix est fonction de l'heure de la séance, plus on avance dans la journée (et la nuit), plus le prix monte. Donc la prochaine fois, privilégier les séances de 17h !
FInalement j'arrive à la salle, je comprend mieux le tarif de roi du pétrole, les rangs sont séparés de plus d'1 mètre, ce qui me permet d'avoir toute lattitute pour étendre paresseusement mes jambes, luxe dont je suis généralement privé dans les salles françaises (qui virent parfois à la torture pour moi), les sièges sont très confortables , on y dormerait presque ; oui mais moi je suis pas venu pour dormir mais pour regarder un gars en pyjama bleu !
Qq bande-annonces : la première est pour Worl-Trade Center, the movie, le film dont la terre entière à déjà vu les images et connaît le scénario ; la bande-annonce permet de se rendre compte que le film n'aura aucune, mais alors aucune originalité, on a l'impression d'être dans le plus standard des films catastrophes de série B. De toute façon, on connaît tous la fin.
La suivante est plus intéressante, c'est pour "Thank You for Smoking", un film dont le héros est un lobbyste pour les MoD, comprendre les "Merchant of Death", l'industrie du tabac et des armes. ça parle beaucoup et vite donc j'ai quand même eu un peu de mal de temps en temps, mais ça a l'air mordant de cynisme et d'humour noir. En 2 bande-annonces voici tout Holliwood résumé.
Quelques pub (mais franchement pas beaucoup) puis commence Le retour de Superman ! Le générique mêle effets spéciaux d'incrustation bien vintage à une animation dernier cri de voyage sidéral. Puis ce sont les aventures de l'homme volant, avec un méchant très méchant, qq figures un peu nouvelles dans un superman (non pas spoiler, zapata, pas spoiler !!), puis une non-fin, parce qu'il faut préserver la morale américaine (enfin rassurez vous le méchant il perd à la fin) et garder une porte ouverte pour un Superman & Robin.
Quelques questions fondamentales quand même :
1) Quand il est en Clark Kent, Superman a une raie tombant sur le front. Puis quand il se change en superman, il a cette célèbre mèche tournoyante et des cheveux gomminés. Donc vu que quand il se transforme, il enlève d'abord les vêtements civils, où est-ce qu'il planque le paquet de gel pour les cheveux ?
2) Autant pour la tenue en lycra-fibre de carbone hyper moulant, je conçois, je bloque sur ses bottes de Nicolas le jardinier. Sans doute une référence aux origines rurales du bonhomme.
Superman a inspiré une quantité impressionante d'artistes, donc si vous en avez marre des trompettes de John Williams, voici de quoi se rincer les oreilles :
Rap
REM
Variet rock venue du soleil levant
Franz Ferdinand : take me out :-D
Ska
23 avril 2006
A Straight Story
Hier soir, je me suis regardé A straight Story, de David Lynch. Pour une fois voici un Lynch qui se laisse lire sans avoir à réfléchir à 2 ou 3 degrés derrière une histoire qui égare son spectateur (même si celà peut avoir ses bons côtés, j'adore Mullholand drive et j'aimerai bien revoir Lost Highway). Bon alors que dire à part que c'est un film magnifique ? L'histoir est courte, on peut la ramener à une phrase "Alvin Straight parcourt une centaine de km sur sa tondeuse pour rejoindre son frère, frappé d'une crise cardiaque". Et spoiler, je vous révèle la fin du film (c'est une habitude chez moi), il y arrive !
Vu l'âge d'Alvin, on ne peut plus parler de parcours initiatique, c'est plutôt son geste, sa présence qui font évoluer les autres (une auto-stoppeuse, des cyclistes,...). La tranquille obstination et l'expérience d'un vieux sur sa tondeuse font un peu bouger les lignes dans la tête des spectateurs de son périple.
Un film à regarder en duo avec Bubbah ho Tep pour réhabiliter les vieux dans un monde de jeunisme. Au passage on a quand même l'impression que le middle west est peuplé de vieux et de personnes accablées par l'ennui (marqué par cette antienne, "ils savent s'amuser dans le wisconsin [ndlr : l'état d'à coté]".
Donc si vous ne l'avez pas encore vu, allez le voir !
PS : je suis étonné de la fausse diversité des pochettes de DVD : entre celle-ci, en allemand mais téléchargé sur amazon.com, celle d'amazon.fr qui reprend la même image mais dans l'autre sens (de droite à gauche) avec une autre saturation des couleurs et celle de mon DVD dans le même sens que l'allemande mais avec les couleurs de l'autre.... euh vous suivez encore.. enfin bref on dirait qu'à chaque fois y a des "pas crétifs" qu'on essayé de justifier leur salaire à coup de marketing.
PS2 : faudra aussi qu'on m'explique pourquoi on s'amuse à priver les français du vrai titre du film, lequel contient un jeu de mot qui résume bien le film. En effet "The Straight Story" peut se comprendre comme l'histoire de Straight, qui est le nom de famille du héros, que "L'histoire droite (claire)", ce qui reflète le caractère du héros (tétu et décidé). Les allemands ont eu plu de chance...
20 février 2006
Bubba Ho-Tep : attention, film complètement barré
Ami(e)s lectrices et lecteurs, si vous voulez aller voir un film qui ressemble à rien de connu, franchement drôle mais pas convenu ni vulgaire, allez voir Bubba Ho-Tep ; déjà apprenez à bien le prononcer pour pas avoir trop la honte au guichet du cinéma (et devoir, après une première tentative courronée d'échec, se rabattre sur un "le film où Elvis Presley attaque les momies"). Ben oui ce serait dommage de raconter l'histoire du film avant de le voir, ça gâche le plaisir.
Donc Bubba Ho-Tep raconte l'histoire d'Elvis Presley (et John Kennedy relooké) qui reclu dans une minable maison de retraite après un accident de luxation de hanche, va devoir affronter une momie égyptienne venue aspirer l'âme des pas si honnêtes résidents de cette maison de vieux.
Par son propos décalé, ses personnages attachants, atypiques, ce film est vraiement une perle. Les personnages auraient pu être ridicules, mais ils sont tellement interprétés avec sincérité qu'on rentre dans leur jeu et qu'on finit par accepter qu'il s'agit bien d'Elvis Presey et de Johne Kennedy. Mélange donc de western, de comédie fantastique et de film d'horreur.
Un film aussi à la gloire d'un 3ème âge oublié, moqué et infantilisé. une sorte de Bonheur est dans le pré mais en plus déjanté. Vive le cinéma indépendant !
Vivement la suite (Bubba Nosferatu)
14 février 2006
Munich de Spielberg : entre lenteur et finesse
Après la prise d'otage (et son dénouement sanglant) de la délégation israélienne aux JO de Munich, Israel monte une équipe chargée de trouver et d'abattre 11 personnes désignées par le Mosad comme liés à l'organisation de ces attentats. Le but de l'opération : montrer qu'Israel se défendra et rendra tous les coups qu'on lui donnera. Montrer qu'elle défendra ses droits à sa terre. S'en suit alors une série d'attentats organisés par cette équipe contre les membres de la liste, et une interrogation de plus en plus forte pour les auteurs sur la légitimité de leur action.
Le film veut montrer qu'à lutter contre le terrorisme par des méthodes terroristes, on y perd son âme et qu'on ne fait pas mieux que ceux contre lesquels on lutte. Une scène assez culotée où l'équipe israélienne cohabite pour une nuit avec une équipe de l'OLP a le mérite de montrer qu'une fois dans une démarche, on peut raisonablement la trouver légitime et se sentir dans son droit. Putôt que de simplement rejeter des comportements qu'on récuse, il vaut donc mieux chercher à comprendre d'où ils viennent et régler leur origine.
Le propos de Munich est donc assez nuancé, il cherche à aborder le problème du terrorisme et de la lutte armée dans sa complexité. Le plan final où la caméra suit les buildings de Ma,hattan jusqu'à s'arrêter sur le world trade center ancre bien le film dans une critique de fond sur la "guerre au terrorisme" de Bush, politique dont le seul nom indiquait déjà que quelquechose ne tournait pas rond. Malheuresement, si le scénario est intéressant et intelligent, la réalisation s'oublie un peu, 2h40 pour raconter ça, il y a presque 1 h de trop !
Trop de plans laborieux, trop de redondances dans la narration diluent le propos ; on pourra les justifier par l'immersion dans l'atmosphère mais j'y vois surtout un nouvel avatar de cette tendance à la loghorée cinématographique ; trop de films s'épanchent sur des heures et des heures de pellicule.
Au final, un film intéressant et qui donne à penser mais qui aurait mérité une réalisation plus nerveuse. SPeilberg devrait peut-être passer plus de temps entre 2 films, ça lui permettrait de mieux les pauffiner.
10 février 2006
L'histoire du chien jaune de Mongolie

Dans la catégorie des films que j'irai toujours voir seul, L'Histoire du chien jaune de Mongolie, où comment faire un film avec 5 personnes réelles (je veux dire pas des acteurs), un chien qui a la connerie, un décor naturel plus fort que ceux de lord of the ring, quasiment pas d'histoire à raconter (sinon un vague conte mongol et quelques éléments de philosophie boudhiste).
Un trés beau film avec des personnages attachants et le décalage d'une vie de nomades qui semble venir d'un autre âge. Qq objets en plastique nous rappellent qu'on est bien au XXIème siècle, mais visiblement ils ne sont pas adaptés au mode de vie et finissent mal (une louche en particulier). Une vie simple, une famille heureuse mais consciente d'une précarité de sa situation, fruit d'un équilibre fragile entre l'homme et la nature (problème exhibé par le développement de la population des loups car il n'y a plus assez de nomades pour le chasser). L'aspect décalé et anachronique de ce mode de vie est souligné par le dernier plan du film où alors que toute la famlle est en mogration au rythme des chars à boeufs, un 4x4 passe sur la piste pour rappeler aux habitants des steppes d'aler voter, à la manière d'une voiture de cirque, le haut-parleur sur le toit mais la petite musique en moins.
07 février 2006
cinema, cinema,....tchit'ha

Tous ceux qui ont suivi fidèlement le magazine ciné de canal + à
l'époque florissante de mes années lycée auront reconnu l'indicatif
primaire mais efficace qui marquait le rendez-vous hebdomadaire avec sa
charmante présentatrice.
Tchit...'ha
Ce soir, Faux amis, ou plutôt Ice Harvest (mais évidemment on ne peut pas s'empêcher de proposer des traductions débiles) est un film sur deux avocats véreux qui décident d'entuber leur patron mafieux le soir de noel. John Cusack incarne l'un d'eux et évidemment fait figure de loser, qu'on ballade de droite et de gauche dans ce bled paumé de Wichita. L'action du film dure une nuit, durant laquelle notre avocaillon se ballade de boîte de strip tease en pub glauque ou resto classouille , en avalant force bourbons et autres boissons éthyliques.
Le scénar est somme toute assez classique mais la réalisation bien tendue, sans temps morts, le personnage du nouveau mari de l'ex de Cusack permet de relever la sauce d'une intrigue un peu souvent servie.
Au final, un chtit film bien agréable à regarder, qui permet de passer un bon (très ) moment, ce que finalement on attend de pas mal de films.![]()
16 décembre 2005
Le Petit Lieutenant
Bon l'autre soir je suis allé à la séance de 10h voir le petit Lieutenant, avec Nathalie Baye et Jalil Lespert. Ca parle de police mais pas comme Navaro ou Cordier juges et flics. Le film se complait un peu dans l'image du flic alcolo, après on pourrait croire qu'ils passent leur temps à picoler et à dire des conneries mais le film raconte plein d'autres choses. En tout cas, dans la première partie, le regard sonne vrai (et ouais un regard ça peut sonner, c'est fou ça, des fois aussi ça peut assomer, assasiner, accuser...). 
Nathalie Baye est, presque comme toujours, formidable, enfin bon je sais que je suis pas objectif, mais bon elle crève l'écran, avoir de la présence comme ça, je trouve ça épatant. Dommage que l'alcolisme du personnage soit si mal décrit, lui sonne plutôt faux.
Jalil Lespert aussi est pas mal, mais son rôle est pas vraiement complexe et disparaît assez vite.
Au final, y a du bon et du moins bon, la deuxième partie rate un peu la première et tombe dans le convenu. C'est pas mauvais mais pas trés intéressant.
Un film bien mais pas top on dira.


