29 octobre 2006

Les aventures d'Emiliano...

Sortir du métro... l'appel d'air devient plus puissant, soufflant cette étrange odeur propre aux bouches de métro... dehors la nuit, un crachin, la lumière des lampadaires à travers les verres constellés de gouttes de pluie, les mains qui s'enfoncent dans les poches, à la recherche d'une vague chaleur.Assez moyen comme réconfort, essayer les gants la prochaine fois, ou plutôt essayer de ne pas oublier les gants demain matin... Quitter le boulevard, la rue se fait plus étroite, la lumière moins forte, les mouvements plus rares, le... [Lire la suite]
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11 juillet 2006

Les aventures d'Emiliano Ruiz, chap 3-2

D'un coup de pédale mou et endormi, Emiliano rejoint son quartier général du 18ème arrondissement, à savoir l'arrière salle du café de la Rotonde. A la mine un peu cireuse de l'habitué, le patron comprend qu'il y a eu nuit blanche et prépare directement les deux expresso nécessaires. Après avoir avalé d'un trait le premier café, Emiliano essaye de remettre de l'ordre dans ses idées. Pour commencer, une jeune femme, étudiante, dont la vie privée reste assez mystérieuse, disparaît visiblement de manière peu catholique, en... [Lire la suite]
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13 juin 2006

Chapitre 2

Apnée du métro, regarder ses pieds, balladeur éteint sur les oreilles, j'aime pas la musique mais ça m'isole, on me fout la paix. Ma station... enfin 'ma", c'est idiot comme expression, je ne l'ai pas faite, je ne l'ai pas achetée... enfin bref je descends du métro, je remonte une avenue, et me voilà arrivé. Comme d'habitude, la porte résiste, elle m'aime pas je crois. Au courrier rien d'extraordinaire, le 1er janvier et le 14 février sont loins et de toute manière ça ne me concerne pas... Je vais rentrer chez moi, commander un... [Lire la suite]
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04 juin 2006

Chapitre 1-1

Une pluie douce, silencieuse et pénétrante, grisait le paysage mais pas les parisiens en ce soir de novembre. Tous semblaient pressés de regagner leurs pénates et fuyaient les trottoirs de la ville pour s'engouffrer dans la tiédeur des bouches de métro. Dans la pénombre tombante, personne ne remarquait ce gars enfoncé dans l'encognure d'une porte cochère, qui semblait attendre une hypothètique acalmie sous son maigre abri ; personne ne remarquait non plus la bosse sous son imper, au niveau du ventre. Une passante par contre avait... [Lire la suite]
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